Madonna della Grazia

La culture chrétienne a de tous temps conféré aux figures féminines des saintes une place de choix. Mais parmi elles, ce sont sans nul doute les personnages de la Vierge et de Marie-Madeleine qui ont le mieux cristallisé et canalisé l'imaginaire des croyants. Maternelle ou amante, lumineuse ou tourmentée, éthérée ou sensuelle, la Femme est devenue l'une des grandes inspiratrices de l'art chrétien.

En mêlant les sources populaires et baroques du pourtour méditerranéen, ce programme a choisi d'illustrer la diversité de cet imaginaire. Tantôt c'est le versant purement stellaire de Marie qui nourrit les oeuvres, tantôt c'est l'humanité déchirée de la pécheresse repentie qui fait irruption dans l'église de la Contre Réforme. Tantôt la vie telle qu'on la rêve, tantôt la vie telle qu'elle est. Tantôt l'idéal, tantôt l'humanité.

C'est ainsi que le programme nous conduit de la France et de l'Italie baroques (de Cavalli ou Mazzocchi à Couperin et Campra) à l'église d'orient par delà les rivages de la Méditerranée. AInsi la musique fait elle résonner la diversité des langues de prière, du latin sacré aux expressions vernaculaires: italien, sarde, corse, arabe, napolitain...

Faisant écho à ces expressions venues du passé, une voix d'homme et une voix de femme accompagnées d'un petit ensemble d'instruments anciens, ancrent ces chants dans l'aujourd'hui des humains.

 

Tarentelle Madonna della grazia (trad. napolitain)  

Sances, Stabat mater

Cavalli, O quam suavis

 

Mazzocchi, Lagrime Amare

Wa habibi (trad. arabe)

D’india, Piange madonna

 

Campra, Motet pour la sainte vierge 

Ave Maria (trad sarde) 

F. Couperin, Salve Regina

 

Ave maris stella (trad. corse)

Avec

Camille Delaforge, clavecin et direction

Anna Reinhold, mezzo-soprano

Guilhem Worms, baryton-basse

Ronald Martin Alonso, viole de gambe

Pierre Augustin Lay, violoncelle

Quito Gato, théorbe

Benjamin Narvey, guitare

François Leyrit, violone

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