La Dame de mes Songes

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Basse Baryton                                        Clavecin

Guilhem Worms                                    Camille Delaforge           

Dans ce programme nous avons souhaité abolir les frontières entre la notion genre, la temporalité et l’esthétique. Nous vous proposons un voyage entre la France et l’Espagne où se côtoient musique populaire et musique savante à différentes époques. Le programme chemine alors entre le thème du départ initié par une chanson de Beatriz de Dia : A chantar m'er de so qu'ieu non volria (Je chanterai ce que je n'aurais pas voulu chanter), l’esprit chevaleresque, l’utopie, les thèmes de l’amour et de la mort. F. G Lorca (1898-1936), J. Ibert (1890-1961), H. Collet (1885-1951), E. de Zubeldia (1888-1987) sont tous nés dans la seconde moitié du XIXème siècle en France ou en Espagne et cherchent tous, à travers leur mélodies, à servir un texte, sa prosodie et l’imaginaire qu’il suscite chez l’auditeur. L’idée de choisir le clavecin plutôt que le piano dans les arrangements s’est imposée en étudiant la version orchestrale du cycle des quatre chansons de Don Quichotte de Jacques Ibert (qui est ici donné dans son intégralité) avait choisi lui même d’intégrer le clavecin à son orchestration. Ainsi, tout en s’inspirant de l’instrumentation du compositeur, ce choix permet de valoriser certains aspects de ces mélodies comme le traitement rythmique de l’accompagnement et son écriture en arpège, forme privilégiée de l’écriture du clavecin. On peut alors, par ces arrangements, mettre en lumière les sonorités et l’énergie qui se dégagent des inspirations populaires de cette musique.

 

 

 

 

Durée 1h10

F. G. LORCA, Las morilles de Jean, Sevillanas, El Café de Chinitas, Nana de Sevilla, Romance de Don Boyso 

H. COLLET, Mariana, Religiosa, (extrait de 5 canciones populares Castellanas) Seguidilla, (extrait de Poema de un dia) 

E. DE ZUBELDIA, Berceuse, Guajira, Coplas Gitanas 

J. IBERT, Berceuse aux étoiles, Quatre chansons de Don Quichotte, Bajo la mesa 

R. LAPPARA, Alla Corrida, Lettre à une Espagnole

« le jeu vif, alerte, et constamment nuancé de Camille Delaforge s’adaptant remarquablement bien à l’art de Guilhem Worms ». 

« Guilhem Worms semble aujourd’hui en pleine possession de ses moyens. La voix est d’une ductilité, d’une souplesse admirables, au point de paraître malléable à volonté, sans rien perdre de son velours et de son pouvoir de séduction jusqu’aux deux extrêmes de la tessiture. Sa maîtrise technique permet au chanteur une impeccable virtuosité (les arabesques vocales de la Nana de Sevilla de Lorca sont dessinées avec précision et sensualité), une très belle palette de nuances, des raffinements dans l’intensité et la variété des couleurs vraiment superbes, du forte le plus éclatant au plus doux pianissimo, tel celui qui clôt la saisissante « Chanson de la mort » de Don Quichotte de Jacques Ibert : à ne pas manquer ! » 

Article à retrouver dans son intégralité sur https://www.premiere-loge.fr/ROSA-BONHEUR-WORMS/DELAFORGE/ 

Première Loge

Nous sommes allés de découverte en découverte durant tout le reste du concert, nous sommes allés de découverte en découverte durant tout le reste du concert…Naturellement, c’est la composition du duo qui charme d’emblée : le clavecin, dont l’usage est à notre connaissance une première dans ce type de répertoire, associé à un registre de baryton-basse pour des mélodies habituellement plutôt dévolues à des sopranos. Mais, passé ce premier effet de surprise, la qualité des interprétations (écrire "des recréations" serait plus exact) nous a tenu en haleine durant tout le récital...Sur fond d’une impeccable technique de chant lyrique qui semble pour lui couler de source (cf. Chanson de la mort), la versatilité stylistique de Guilhem Worms caractérise avec justesse chaque pièce d’un programme d’une grande diversité d’affects et d’inspirati….Sur fond d’une impeccable technique de chant lyrique qui semble pour lui couler de source (cf. Chanson de la mort), la versatilité stylistique de Guilhem Worms caractérise avec justesse chaque pièce d’un programme d’une grande diversité d’affects et d’inspiration…Le clavecin s’avère ici un instrument d’accompagnement idéal, en ce qu’il allie l’acuité rythmique de la guitare (par delà la proximité de timbre et d’attaque des deux instruments, le jeu staccato et les accords brisés remplacent fort bien les rasgueados) à la densité harmonique du piano. Camille Delaforge allie à sa maîtrise du clavecin le talent d’une grande musicienne. Article à retrouver dans son intégralité sur http://flamencoweb.fr/spip.php?article880 

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