Sur les rives de l’Orient (1h15)

Peuplé de récits des croisades, de la tragique fin de l'empire byzantin, de la grandeur terrifiante des empereurs ottomans, de l'univers du Tasse et de l'Arioste, l'imaginaire baroque libère son besoin de couleurs et de passion sur fond d'un Orient fantasmé. La musique française elle aussi puise parfois à la source orientale et, s'abandonnant à la liberté expressive italienne, elle vagabonde de la mer Méditerranée à la mer Noire, de la Palestine aux Indes, sur les rives toujours inexplorées du rêve. C'est là qu'elle rencontre la magicienne Armide ou la terrible Médée et que Campra ou Leclair faussent allègrement compagnie à la déesse Raison... 

 

Sur les rives de Judée

LECLAIR,  Ouverture III pour deux violons avec la basse continue (Grave, Allegro, Largo, Allegro assai)  

 

LULLY,  Armide, Acte II, sc 5, « Enfin il est en ma puissance » (Armide)

 

 

Sur les rives de Colchide

RAMEAU,  Hippolyte et Aricie,  Acte II, sc 4,   »Puisque Pluton est inflexible" (air de Thésée)

 

CLERAMBAULT, Médée, Cantate pour voix, un dessus et la basse continue

 

 

Sur les rives asiatiques

CAMPRA, Carnaval de Venise (extraits)

 

Le Bal, Air des masques chinois

Carnaval, « L’hyver a beau s’armer d’aquilons furieux »

Bourrée

Forlane

 

Acte I, sc 5, Léandre et Isabelle "Vous brillez à mes yeux d’une grâce nouvelle »

Acte II, sc 5, Léandre « Doux charmes des ennuis et des peines pressantes »

 

Le Bal, Premier et deuxième menuet

Carnaval, « je veux joindre a ces jeux une nouvelle danse »

Chaconne

 

 

Acte III, sc 5, Air Isabelle, "Mes yeux, fermez-vous à jamais »

Acte III, sc 6, Léandre et Isabelle "Ciel que voulez-vous entreprendre »

Avec

Camille Delaforge (clavecin et direction), Anna Reinhold (mezzo-soprano), Guilhem Worms (baryton-basse), Florence Malgoire (violon), Anthony Marini (violon), Sophie Gourlet (traverso), Ronald Martin Alonso (viole de gambe), Pierre Augustin Lay (violoncelle), Quito Gato (théorbe)

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